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Le QUERE Couverture, artisan couvreur à Nantes

Assurance & responsabilités

Fuite de toiture : qui paie la réparation ?

L’assurance paie les dégâts. Elle ne paie presque jamais le toit. Comprendre où passe cette ligne, c’est éviter trois mois de courriers pour rien.

  • Par Samuel Le Quéré
  • 8 septembre 2026
  • 18 min de lecture
Trace d’infiltration d’eau au plafond d’une pièce d’habitation : auréole brune, peinture qui cloque et fissure capillaire
La tache au plafond : le symptôme, jamais le point d’entrée

L’essentiel

La réponse en 6 points

  • La réparation du toit est presque toujours à la charge du propriétaire : c’est une grosse réparation au sens du Code civil, pas de l’entretien courant.
  • L’assurance habitation indemnise les dégâts causés par l’eau — plafond, peintures, mobilier — mais pas la remise en état de la couverture, sauf si un événement garanti l’a endommagée (tempête, grêle, poids de la neige, catastrophe naturelle).
  • La recherche de fuite, elle, est prise en charge : depuis la convention IRSI, c’est l’assureur de l’occupant du local sinistré qui la gère.
  • Le locataire ne paie que l’entretien courant — nettoyage des gouttières et des chéneaux — et les dégradations dont il est responsable.
  • En copropriété, la toiture est une partie commune : c’est le syndicat des copropriétaires qui fait réparer, pas le copropriétaire du dernier étage.
  • Un défaut d’entretien prouvé est le premier motif de refus. Une facture de démoussage ou de nettoyage de gouttières datée vaut plus que n’importe quel argument.
Sommaire11 sections

Les trois premières heures, avant même de parler d’argent

Une infiltration ne se règle jamais dans l’ordre où on l’imagine. Le réflexe est d’appeler l’assurance ; le bon réflexe est de limiter le dégât, puis de le documenter, et seulement ensuite de déclarer. L’ordre compte, parce que ce que vous n’aurez pas photographié avant de bâcher, personne ne pourra le constater après.

  1. Mettre à l’abri ce qui peut l’être et poser un récipient sous l’écoulement. Si le plafond gonfle et retient l’eau en poche, il vaut mieux le percer volontairement en un point bas : une poche qui cède emporte tout le plafond, un trou de quelques millimètres se rebouche.
  2. Couper l’électricité de la pièce si l’eau approche d’un point lumineux, d’une gaine ou d’un tableau. C’est le seul geste réellement urgent.
  3. Photographier, largement et de près : la tache au plafond, le sol, les meubles touchés, et si vous y avez accès sans danger, les combles. Datez les photos — la plupart des téléphones le font seuls.
  4. Appeler un couvreur pour une mise hors d’eau. Une bâche correctement lestée arrête le sinistre ; elle ne le répare pas, et elle n’empêche rien de ce qui suit.
  5. Déclarer à votre assureur. Le délai légal minimal est de cinq jours ouvrés à partir du moment où vous avez connaissance du sinistre, et votre contrat ne peut pas le raccourcir.

Qui paie la réparation du toit lui-même

C’est la question réellement posée, et la réponse est plus stable que ce que laisse croire la lecture des forums : la réparation de la couverture incombe au propriétaire. Le Code civil impose au bailleur de délivrer un logement en bon état et d’y faire, pendant toute la durée du bail, toutes les réparations qui deviennent nécessaires autres que locatives. Une toiture qui laisse passer l’eau n’est pas une réparation locative : c’est une grosse réparation, et elle est à sa charge.

Vous êtes propriétaire occupant

Vous payez la réparation du toit. Votre assurance habitation intervient sur les conséquences — plafond, peintures, parquet, mobilier — au titre de la garantie dégât des eaux, et sur la couverture elle-même seulement si un événement garanti l’a endommagée : une tempête, la grêle, le poids de la neige, un arbre tombé, une catastrophe naturelle déclarée. L’usure, elle, n’est un événement pour personne.

Vous êtes locataire

Vous ne payez pas la réparation du toit. Vous devez en revanche prévenir le propriétaire sans attendre, par un écrit qui laisse une trace — un courriel suffit, une lettre recommandée vaut mieux si la situation s’enlise. Votre assurance multirisque habitation couvre les dommages subis à l’intérieur du logement et vos biens, et joue votre responsabilité locative, qui est présumée. Restent à votre charge l’entretien courant et les menues réparations listées par le décret du 26 août 1987 : le nettoyage des gouttières, des chéneaux et des descentes en fait partie, et c’est exactement le point sur lequel un dossier bascule.

Si le propriétaire ne fait rien et que le logement devient indécent — humidité persistante, infiltrations qui gagnent —, la voie est la mise en demeure, puis la commission départementale de conciliation, puis le juge. Cesser de payer le loyer de sa propre initiative reste une mauvaise idée : c’est un motif de résiliation du bail, et le juge n’autorise la consignation qu’après avoir été saisi.

Vous êtes propriétaire bailleur

La réparation est à votre charge, et l’urgence est réelle : au-delà du coût du toit, une infiltration non traitée dégrade l’isolant, la charpente et le classement énergétique du logement. Votre assurance propriétaire non occupant couvre le bâti ; celle du locataire couvre son mobilier. Les deux assureurs se coordonnent par la convention décrite plus bas, sans que vous ayez à arbitrer entre eux.

Vous êtes en copropriété

La toiture est une partie commune au sens de la loi du 10 juillet 1965, y compris au-dessus du seul appartement du dernier étage. C’est donc le syndicat des copropriétaires qui fait réaliser les travaux, sur le budget commun ou sur appel de fonds, et le syndic qui déclare le sinistre à l’assurance de l’immeuble. Un copropriétaire du dernier étage qui fait intervenir un couvreur de son côté et présente la facture à la copropriété se fait rembourser dans un cas sur deux — sauf mesure conservatoire d’urgence, décidée pour éviter l’aggravation, qu’il faut alors signaler au syndic le jour même.

SituationRépare le toitIndemnise les dégâts intérieurs
Propriétaire occupantVousVotre assurance habitation
LocataireLe propriétaireVotre assurance habitation
Propriétaire bailleurVousL’assurance de l’occupant, puis recours
CopropriétéLe syndicat des copropriétairesL’assurance de l’immeuble et celle de l’occupant
Toiture de moins de 10 ansL’entreprise qui l’a posée, au titre de la décennaleSon assureur décennal

Faites défiler le tableau horizontalement.

Les cas particuliers existent — un bail commercial, une servitude, un dégât dont le voisin est l’origine — mais neuf dossiers sur dix entrent dans une de ces cinq lignes.

Ce que l’assurance habitation paie — et ce qu’elle ne paie jamais

C’est le malentendu qui fait perdre le plus de temps. Un contrat multirisque habitation couvre des événements, pas l’usure d’un ouvrage. La garantie dégât des eaux prend en charge ce que l’eau a abîmé chez vous ; elle ne finance pas la remise en état de ce qui l’a laissée entrer.

Les dégâts, oui. La couverture, presque jamais.

Le plafond taché, la peinture cloquée, le parquet gonflé, le canapé sous la fuite, l’ordinateur posé dessous : tout cela relève du dégât des eaux, et sera indemnisé sous déduction de la franchise et de la vétusté. La tuile cassée, l’ardoise glissée, le solin décollé, le liteau pourri, la gouttière percée : rien de tout cela n’est un sinistre, c’est de l’usure. Aucun assureur n’assure l’usure — sinon il assurerait le temps qui passe.

La recherche de fuite est prise en charge

C’est l’exception la moins connue et la plus utile. Localiser l’origine d’une infiltration peut coûter aussi cher que la réparer, et la convention entre assureurs prévoit que cette recherche soit prise en charge par l’assureur gestionnaire du sinistre, dans les limites du contrat. Cela couvre les moyens réellement employés — caméra thermique, gaz traceur, mise en eau contrôlée, dépose ciblée — et, pour nous, l’intervention de diagnostic. Demandez-le explicitement au moment de la déclaration : ce qui n’est pas demandé n’est pas ouvert.

Tempête, grêle, poids de la neige

Là, la couverture elle-même est garantie. La garantie tempête est présente dans tous les contrats qui couvrent l’incendie, et elle joue sur les dommages causés par le vent aux bâtiments : tuiles envolées, faîtage descellé, arbre tombé sur le toit. Les contrats fixent le plus souvent un seuil de vent et exigent que des bâtiments voisins aient subi des dommages comparables — la station Météo-France la plus proche fait alors foi. Prenez les photos avant le bâchage : après, plus rien ne prouve l’ampleur.

Catastrophe naturelle

La garantie ne s’ouvre qu’après publication au Journal officiel d’un arrêté nommant votre commune et la période concernée. Tant qu’il n’est pas paru, l’assureur ne peut rien faire ; une fois paru, vous avez trente jours pour déclarer, et une franchise légale s’applique, que le contrat ne peut pas racheter. Consultez la liste des communes reconnues avant de vous lancer dans un dossier : en Loire-Atlantique, les arrêtés portent le plus souvent sur des épisodes de tempête ou d’inondation, rarement sur des infiltrations isolées.

Le défaut d’entretien : la clause qui fait basculer un dossier

Gouttière en zinc engorgée de feuilles mortes, de mousse et de limon, avec de l’eau stagnante, le long d’une toiture en ardoise
Une gouttière dans cet état est le premier argument d’un expert qui cherche un motif de refus

Tous les contrats comportent une exclusion pour défaut d’entretien ou vétusté manifeste, et c’est le motif de refus le plus fréquent en matière d’infiltration par la toiture. L’expert ne cherche pas à vous piéger : il regarde si le désordre était prévisible et évitable. Une gouttière pleine de feuilles depuis trois automnes, un versant nord couvert de mousse, un solin ouvert dont on voit qu’il l’était déjà l’an dernier sur les photos aériennes : chacun de ces éléments, isolément, ne suffit pas. Ensemble, ils font un dossier perdu.

La parade tient en une phrase : gardez la trace de l’entretien. Une facture de nettoyage et démoussage datée, un devis de reprise de zinguerie, un compte-rendu d’intervention avec photos — n’importe lequel de ces documents suffit à renverser la présomption. Nous remettons systématiquement un compte-rendu photographique, précisément parce qu’il sert à cela plus tard.

  • Nettoyage des gouttières et des chéneaux : une à deux fois par an sous notre climat, davantage sous des arbres à feuilles caduques.
  • Démoussage : tous les cinq à dix ans selon l’exposition, le versant nord d’abord.
  • Contrôle visuel après chaque coup de vent : depuis le sol, aux jumelles, en cherchant une ligne d’ardoises qui n’est plus alignée.
  • Vérification des points singuliers — souche de cheminée, noue, sortie de toit — tous les deux ou trois ans : ce sont eux qui lâchent avant la couverture.

Qui gère votre dossier : la convention IRSI en clair

Depuis 2018, les assureurs français appliquent entre eux une convention — l’IRSI — qui décide qui pilote un dégât des eaux, pour éviter que trois compagnies se renvoient le dossier pendant six mois. Elle ne change rien à vos droits ; elle change qui décroche le téléphone.

  • L’assureur qui gère est celui de l’occupant du local sinistré : le locataire s’il y en a un, sinon le propriétaire occupant. C’est donc à lui que vous déclarez, même si la fuite vient d’ailleurs.
  • Jusqu’à 1 600 € HT de dommages matériels par local sinistré, il indemnise seul, sans expertise et sans recours contre les autres assureurs.
  • Entre 1 600 € et 5 000 € HT, il désigne un expert unique, pour le compte commun de toutes les parties.
  • Au-delà de 5 000 € HT, on sort de la convention et on revient au droit commun : chaque assureur reprend son dossier, et les recours redeviennent possibles.
  • La recherche de fuite est prise en charge par ce même assureur gestionnaire, y compris quand le local d’où vient l’eau n’est pas assuré ou n’est pas occupé.

Concrètement, cela veut dire deux choses pour vous. D’abord, ne perdez pas de temps à chercher « le bon assureur » : c’est le vôtre, si vous occupez le logement. Ensuite, les seuils sont exprimés hors taxes et par local sinistré — un devis à 1 750 € TTC reste sous la barre des 1 600 € HT, et le dossier se règle sans expert.

Vétusté, franchise, indemnisation : les trois lignes qui font l’écart

Entre le montant du devis et le montant du virement, il y a presque toujours un écart, et il vient de trois lignes qu’il vaut mieux connaître avant de signer quoi que ce soit.

La vétusté

L’assureur indemnise la valeur du bien au jour du sinistre, pas sa valeur à neuf. Un plafond peint il y a quinze ans subit un abattement, souvent exprimé en pourcentage par année d’ancienneté. Beaucoup de contrats prévoient un rachat de vétusté ou une garantie valeur à neuf qui restitue la différence sur présentation de la facture des travaux réellement effectués, parfois dans un délai de deux ans. C’est une option qui se déclenche : personne ne vous la rappellera.

La franchise

Elle reste à votre charge sur chaque sinistre. Sur un petit dégât des eaux, il arrive qu’elle absorbe la quasi-totalité de l’indemnité : faites le calcul avant de déclarer, car un sinistre déclaré reste inscrit à votre historique même s’il n’est pas indemnisé, et pèse à l’échéance.

La forme de l’indemnisation

La plupart des contrats versent une première indemnité immédiate, puis le complément sur facture. Ne commandez pas les travaux avant d’avoir l’accord écrit de l’assureur si vous comptez sur le remboursement — sauf mesure conservatoire d’urgence, qui est justement prévue pour ça et qu’il faut signaler dans la déclaration.

Si la toiture a moins de dix ans : la garantie décennale

C’est le cas où vous ne payez rien, et où beaucoup de propriétaires paient quand même faute de le savoir. Toute entreprise qui réalise des travaux de couverture engage sa responsabilité pendant dix ans à compter de la réception du chantier, pour les désordres qui rendent l’ouvrage impropre à sa destination. Une toiture qui laisse passer l’eau est le cas d’école : l’étanchéité est sa destination.

  • Retrouvez le procès-verbal de réception, la facture ou le devis signé : c’est la date de réception qui fait courir les dix ans.
  • Écrivez à l’entreprise en recommandé, en décrivant le désordre et en demandant une intervention au titre de la garantie décennale.
  • Envoyez la même lettre à son assureur décennal, dont le numéro de police figure obligatoirement sur ses devis et factures.
  • Si l’entreprise a disparu ou refuse, votre assurance dommages-ouvrage — si vous en avez une — préfinance les réparations sans attendre la recherche de responsabilité.

C’est aussi la raison pour laquelle nous joignons l’attestation d’assurance décennale au devis, sans qu’on ait à la demander. Un couvreur qui ne la fournit pas ne vous laisse aucun recours dix ans plus tard, et c’est le seul document qui compte vraiment dans la comparaison de deux devis.

Quand l’eau vient de chez le voisin

En maison mitoyenne ou en immeuble, l’origine se trouve souvent chez quelqu’un d’autre : une noue commune encrassée, un solin ouvert sur le mur mitoyen, une gouttière du voisin qui déverse sur votre versant. La règle ne change pas — vous déclarez à votre assureur, qui gère —, mais deux points méritent attention.

Le premier est la preuve. Un constat amiable de dégât des eaux, rempli à deux et signé, vaut infiniment mieux qu’un échange de messages. Il n’implique aucune reconnaissance de responsabilité : il constate des faits, et c’est l’expert qui tranchera.

Le second est l’accès. Réparer une noue mitoyenne suppose parfois de passer par la propriété voisine ou d’y poser un échafaudage. Le droit dit « de tour d’échelle » permet de l’obtenir, à l’amiable de préférence, sur décision du juge en cas de refus. Dans les faits, un voisin prévenu avec quinze jours d’avance et une date précise accepte presque toujours.

Ce que nous voyons sur les toits de Loire-Atlantique

Ce qui précède est le cadre. Voici ce que nous trouvons réellement quand nous montons, et cela recoupe rarement ce que le propriétaire imaginait. Sur les toitures d’ardoise de la région nantaise, la tuile ou l’ardoise cassée n’est presque jamais la cause : ce sont les points singuliers, les endroits où la couverture s’interrompt, qui lâchent en premier.

Ardoise glissée sur un versant : le liteau de bois et l’écran de sous-toiture apparaissent dans l’ouverture, un crochet est tordu et rouillé
Une ardoise qui glisse sans tomber découvre la rangée du dessous : rien ne se voit depuis le sol
  • Le solin décollé au raccord d’une souche de cheminée ou d’un mur : la jonction travaille avec les écarts de température, le mortier fissure, et l’eau passe derrière sans que rien ne se voie depuis le sol.
  • La noue encrassée : les feuilles s’y accumulent, l’eau stagne et remonte sous la couverture par capillarité. C’est la cause la plus fréquente des fuites qui n’apparaissent que par forte pluie.
  • Le faîtage descellé après un coup de vent : les faîtières scellées au mortier se désolidarisent, et chaque rafale ouvre un peu plus le passage.
  • L’ardoise glissée : son crochet a rouillé ou son clou a lâché. Elle découvre la rangée du dessous, souvent sans tomber — donc sans que personne ne le remarque.
  • L’écran de sous-toiture percé ou absent : sur beaucoup de toitures d’avant les années 1980, il n’y en a aucun. La couverture est alors la seule barrière, et la moindre ouverture se voit à l’intérieur.

Il faut y ajouter une observation qui gouverne tout le reste : le point d’entrée n’est presque jamais à l’aplomb de la tache. L’eau qui passe sous la couverture circule sur l’écran de sous-toiture, longe une panne, imbibe l’isolant et ne se manifeste au plafond que bien plus loin, parfois plusieurs mètres plus bas. C’est pour cette raison qu’une réparation menée sous la tache échoue une fois sur deux — et c’est pour cette raison que la recherche de fuite, prise en charge par l’assurance, mérite d’être demandée. Nous détaillons la méthode sur la page réparation de toiture.

Constituer un dossier que l’assureur ne peut pas refuser

Un dossier accepté et un dossier refusé se distinguent rarement par les faits ; ils se distinguent par les pièces. Voici ce que nous fournissons à nos clients, et ce que vous pouvez exiger de n’importe quel couvreur.

  1. Les photos du désordre avant intervention, datées, prises depuis le toit et depuis les combles quand c’est possible.
  2. Un compte-rendu écrit décrivant le point d’entrée constaté, sa cause probable et l’ancienneté apparente du désordre. C’est la pièce qui vaut le plus : elle est technique, et elle vient d’un professionnel identifiable.
  3. Un devis détaillé poste par poste, avec les quantités, pas un forfait global.
  4. L’attestation d’assurance décennale de l’entreprise, en cours de validité.
  5. Les factures d’entretien antérieures, si vous en avez : c’est ce qui coupe court à l’argument du défaut d’entretien.

Si l’assureur refuse malgré tout, la contestation est écrite et graduée : d’abord une lettre motivée au service sinistres, ensuite le service réclamations de la compagnie, enfin le Médiateur de l’assurance, saisissable gratuitement en ligne, à condition d’avoir épuisé les deux premières étapes. Une contre-expertise à vos frais est possible et parfois décisive ; certains contrats en remboursent tout ou partie au titre des honoraires d’expert d’assuré.

Et si l’assurance ne paie pas : combien coûte la réparation

C’est le cas le plus fréquent, puisque l’usure n’est pas garantie. Autant savoir dans quel ordre de grandeur on se situe avant d’appeler. Nos fourchettes sont publiées sur ce site, poste par poste, et elles sont indicatives : le devis est établi après diagnostic sur place, et il est gratuit.

  • Mise hors d’eau d’urgence — bâchage lesté, arrêt du sinistre : à partir de 200 € TTC.
  • Réparation de fuite après recherche du point d’entrée : à partir de 200 € TTC.
  • Remplacement de tuiles ou d’ardoises, reprise ponctuelle : à partir de 150 € TTC.
  • Rénovation complète de couverture, quand plus d’un quart du versant est à reprendre : à partir de 130 € TTC le mètre carré.

La limite entre réparer et refaire est simple à énoncer : tant que moins d’un quart de la couverture est à reprendre, la réparation reste rentable. Au-delà, on répare une zone pendant que la voisine se dégrade, et la somme des interventions finit par dépasser le coût d’une rénovation complète. Tous les repères de prix du site sont réunis sur la page tarifs indicatifs.

Nous intervenons depuis Thouaré-sur-Loire dans tout le département : voir la zone d’intervention, ou directement les pages de Nantes, Vertou, Saint-Herblain et Carquefou.

Textes et conventions cités

Cet article décrit un cadre général. Les garanties, les franchises et les plafonds dépendent de votre contrat : en cas de doute, c’est lui qui fait foi, et votre assureur qui répond.

Code civil, articles 1719 et 1720
Obligations du bailleur : délivrer un logement en bon état et y faire toutes les réparations nécessaires autres que locatives.
Décret n° 87-712 du 26 août 1987
Liste des réparations locatives. Le curage des gouttières, chéneaux et descentes y figure au titre des parties extérieures dont le locataire a la jouissance exclusive.
Loi n° 89-462 du 6 juillet 1989, articles 6 et 7
Obligation de délivrer un logement décent, et obligations du locataire en matière d’entretien courant et de menues réparations.
Code des assurances, article L. 113-2
Délai de déclaration de sinistre : cinq jours ouvrés au minimum, que le contrat ne peut pas réduire.
Convention IRSI (entre assureurs, en vigueur depuis juin 2018)
Désigne l’assureur de l’occupant du local sinistré comme gestionnaire, fixe les tranches à 1 600 € et 5 000 € HT par local sinistré, et met la recherche de fuite à la charge du gestionnaire.
Code civil, article 1792 et Code des assurances, article L. 241-1
Responsabilité décennale du constructeur pendant dix ans à compter de la réception, et obligation d’assurance correspondante pour l’entreprise.
Loi n° 65-557 du 10 juillet 1965, article 3
La toiture figure parmi les parties communes de l’immeuble en copropriété.
Code des assurances, articles L. 125-1 et suivants
Régime des catastrophes naturelles : arrêté interministériel publié au Journal officiel, délai de déclaration et franchise légale non rachetable.

Les trois illustrations de cet article sont des images de synthèse. Elles montrent des désordres génériques — une trace d’infiltration, une gouttière encrassée, une ardoise glissée — et non des chantiers de l’entreprise, que nous ne photographions pas avant intervention. Toutes les autres photographies du site sont les nôtres.

Vos questions

Ce qu’on nous demande sur ce sujet

L’assurance habitation paie-t-elle la réparation de la toiture ?
Non, sauf si un événement garanti l’a endommagée : tempête, grêle, poids de la neige, chute d’arbre, catastrophe naturelle reconnue par arrêté. L’usure, la vétusté et le défaut d’entretien ne sont jamais garantis. En revanche, l’assurance indemnise les dommages causés par l’eau à l’intérieur du logement, et prend en charge la recherche de fuite.
Qui paie une fuite de toiture, le locataire ou le propriétaire ?
Le propriétaire. La réparation de la couverture est une grosse réparation au sens du Code civil, et non une réparation locative. Le locataire ne supporte que l’entretien courant — notamment le nettoyage des gouttières et des chéneaux, listé par le décret du 26 août 1987 — et les dégradations dont il est responsable.
La recherche de fuite est-elle prise en charge par l’assurance ?
Oui, dans les limites du contrat. Depuis la convention IRSI, c’est l’assureur de l’occupant du local sinistré qui gère le sinistre et prend en charge la recherche de fuite, y compris quand le local d’origine n’est pas assuré ou n’est pas occupé. Il faut la demander explicitement au moment de la déclaration.
Quel est le délai pour déclarer une fuite de toiture à l’assurance ?
Cinq jours ouvrés au minimum à compter du moment où vous avez connaissance du sinistre : le contrat ne peut pas prévoir de délai plus court. Pour une catastrophe naturelle, le délai est de trente jours à compter de la publication de l’arrêté au Journal officiel.
Qui répare la toiture en copropriété ?
Le syndicat des copropriétaires. La toiture est une partie commune au sens de la loi du 10 juillet 1965, même lorsqu’elle ne surplombe qu’un seul appartement. Le syndic déclare le sinistre à l’assurance de l’immeuble et fait réaliser les travaux ; un copropriétaire qui commande seul les travaux n’est pas assuré d’être remboursé, sauf mesure conservatoire d’urgence signalée immédiatement.
Ma toiture a huit ans et elle fuit : que faire ?
Faites jouer la garantie décennale de l’entreprise qui l’a posée. Elle court dix ans à compter de la réception du chantier et couvre les désordres qui rendent l’ouvrage impropre à sa destination, ce qui est le cas d’une toiture qui n’est plus étanche. Écrivez en recommandé à l’entreprise et à son assureur décennal, dont le numéro de police figure sur ses devis et factures.
Peut-on refuser mon dossier pour défaut d’entretien ?
Oui, et c’est le premier motif de refus en matière d’infiltration. L’expert regarde si le désordre était prévisible et évitable : gouttières engorgées, mousse épaisse, solin ouvert de longue date. Des factures d’entretien datées — démoussage, nettoyage de gouttières, reprise de zinguerie — renversent cette présomption.

Avis clients

Ce qu’en disent nos clients

4,9

4,9 sur 5, sur 75 avis publiés sur notre fiche Google.

Lire les 75 avis sur Google
Artisans professionnels : réactifs, techniques, dynamiques, au service du client et très sympathiques. Une partie de ma toiture a été soufflée par une tornade à 17h et à midi le lendemain, tout était réparé. Bravo les gars et merci beaucoup.
Sylvain LetexierAoût 2026 · 1 – 1 000 €
Très bonne prestation exécutée avec beaucoup de professionnalisme. Délai d'exécution des travaux rapide. Equipe intervenante très respectueuse des gens et des lieux malgré des conditions de travail particulièrement pénibles en période de canicule.
Baby PatriciaAoût 2026 · Prix raisonnable · 2 000 – 3 000 €
Très réactif, de la visite à la réalisation. Nous sommes très satisfait du rendu (faîtage). Equipe sympa et très efficace. Tout est parfaitement nettoyé en fin de chantier, très appréciable !
Lucie JulienJuin 2026
Très bon travail. Enfin, de vrais professionnels..
Gérard VincentAoût 2026 · Prix raisonnable · 3 000 – 4 000 €
Très bon travail, et très bonne réactivité ! Artisan fiable.
Annabel de CoursonSeptembre 2026
Réactif, professionnel. Propose des solutions adaptées à la situation. Je recommande. Merci
Karine PlateauJuillet 2026 · 1 – 1 000 €
Nous sommes satisfaits du travail réalisé malgré un chantier plus compliqué que prévu mais ils ont réussi à s'adapter. Merci.
Arnaud LepageAoût 2026
Très grand professionnalisme. Excellent travail réalisé.
Sophie LacombeJuillet 2026 · Excellent prix · 1 000 – 2 000 €
Artisan sympa avec de bon conseil! Je recommande
Guy GuillemotSeptembre 2026 · Prix raisonnable
Très belle prestation. Artisans très sympathique et efficace. Je recommande
Gaetan BrehuJuillet 2026

Avis repris mot pour mot de la fiche Google, fautes comprises.

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